Décrypter le comportement du chat
Comprendre le chat est essentiel pour assurer une parfaite cohabitation avec votre Maine Coon. Contrairement au chien, le chat ne peut pas s’éduquer à outrance. Il restera toujours un peu têtu et indépendant, ce qui participe à son charme. Décoder son langage et ses comportements vous permettra de mieux réagir en cas de conflit. Certains comportements sont propres à la race féline : marquage de territoire, ronronnement, miaulement, mouvements de queue, expression des yeux, posture des oreilles, pelage et vibrisses.
Ronronnements, miaulements et grognements
Ronronnement : Le ronronnement du chat est un phénomène extrêmement complexe, mais il traduit majoritairement un état positif. C’est en général un moyen pour le chat d’exprimer contentement et satisfaction, au contact de sa mère, de ses congénères ou des hommes. Dès son deuxième jour de vie, un chaton est apte à ronronner. Toutefois, un chat malade, souffrant ou blessé, ou même une chatte en train de mettre bas, continue tout autant à ronronner, le ronronnement étant aussi pour le chat un moyen de se rassurer. Attention : un Maine Coon qui ne ronronne pas n’est pas forcément un chat malheureux. La fréquence ou l’intensité des ronronnements varie en effet énormément d’un individu à l’autre.
Miaulement : Le miaulement est essentiellement utilisé par le chaton ou le chat pour demander quelque chose, le plus souvent pour réclamer de la nourriture ou pour exiger qu’on lui ouvre une porte. Cependant, le chat a aussi recours au miaulement pour se lamenter (notamment s’il souffre), exprimer sa colère ou encore dans un but d’appel à l’accouplement. Le géant du Maine a tendance à « roucouler » plutôt qu’à miauler. Son miaulement ressemble en effet au roucoulement d’un oiseau, à mi-chemin entre le miaulement et le ronronnement. Un miaulement doux et court traduit le bien-être et la satisfaction, un miaulement ronronnant traduit la recherche d’affection, un miaulement long indique une demande pressante, un miaulement saccadé traduit une contrariété, et enfin un miaulement grave et fort traduit de la colère, de la douleur ou de la peur.
Feulement et grognements : Si votre chat grogne, le message est clair : laissez-le tranquille, sous peine de vous faire attaquer. Il est important de ne pas punir un chaton qui grogne, car cela renforcerait sa peur et pourrait le rendre agressif. Le Maine Coon est un chat plutôt calme et paisible, et il est assez rare de le voir grogner. S’il se sent embêté, il aura tendance à s’isoler.
Phéromones et marquage de territoire
Une grande partie de la communication du chat passe non par les miaulements, mais par les phéromones. Le marquage du territoire s’effectue essentiellement grâce à des phéromones, sécrétées par les griffures, les urines ou les glandes anales.
- Frotter ses joues contre les meubles ou contre son maître : le chat dispose de glandes dans les joues et le long des flancs ; ce comportement disperse ses phéromones dans l’environnement. Un chat qui frotte ses joues contre les murs ou les meubles est un chat à l’aise. Ce comportement disparaît si le chat est stressé ou anxieux.
- Faire ses griffes : le chat dispose de glandes sous ses coussinets qui déposent une légère odeur sur les surfaces qu’il laboure de ses griffes. Cela contribue au marquage de territoire.
- Marquage urinaire : pratique surtout chez les chats non stérilisés, notamment lors des chaleurs. Il informe les partenaires potentiels de sa disponibilité à l’accouplement et avertit les envahisseurs de ne pas s’établir sur son territoire. Les animaux stérilisés font rarement ce marquage.
- Glandes anales : utilisées pour communiquer, le plus souvent dans le but de se présenter à un autre chat. Si votre Maine Coon vous montre régulièrement son derrière, c’est un signe de confiance.
Les mouvements de queue
La queue du chat sert d’équilibre mais aussi de moyen de communication :
- Portée haute : salutation ou curiosité.
- Remuée : irritation ou agressivité.
- Basse, bout agité : concentration sur la chasse.
- Portée basse avec agitation du bout : mécontentement ou prédateur.
La posture du chat
- Dos rond, pattes dressées, queue basse : posture d’attaque.
- Allongé sur le côté, patte levée : posture défensive.
- Ramper ou marcher lentement : posture de chasse.
Les yeux du chat
- Pupilles fines : prêt à attaquer ou excité.
- Pupilles dilatées : peur ou défense.
- Pupilles normales, bien ouvertes : calme.
- Regard fixe : chasse ou concentration.
Les oreilles
- Droites et orientées : détente.
- Vers l’avant : à l’aise.
- Basses ou aplaties : peur ou attaque imminente.
Pelage et vibrisses
- Poils hérissés : frayeur, agressivité, défense ou attaque.
- Vibrisses dirigées vers l’avant : curiosité.
- Vibrisses dirigées vers l’arrière : peur.
Comportements gênants chez le chat
Certains comportements naturels peuvent être dérangeants :
- Miaulements excessifs
- Marquage urinaire
- Griffades
- Agressivité
Causes principales :
- Stress, ennui, manque d’attention : fréquent chez un Maine Coon vivant en appartement sans assez de jouets ou d’interactions.
- Manque de cohérence éducative : si vous laissez passer certains comportements, le chat ne comprend pas ce qui est autorisé ou interdit. Il est important de le réprimander dès qu’il agit de façon inappropriée.
- Agressivité : défense de territoire, réveil brusque, faim ou frustration.
- Fugue : instinct de reproduction, chasse ou changement d’environnement. Les chats reviennent souvent d’eux-mêmes, mais parfois ils se rendent à leur ancien territoire.